Le choc de l’essence à 2 €

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https://sites.google.com/site/sabrinavoyance57/ La petite station parisienne, située rue Saint-Antoine dans le 4 e arrondissement, a fait le buzz en affichant le litre du super sans plomb 95 à 2,02 €.

DOSSIER

Le seuil symbolique est franchi, même si les spécialistes relativisent et plaident le « cas particulier ». « C’est une station de trottoir, au cœur de Paris, qui fait peu de volume. C’est une station de service, où les automobilistes prennent 5 litres, suffisamment pour aller faire le plein en périphérie » précise Franck Ibled, fondateur de Carbeo.com, site de comparaison des prix des carburants sur Internet (lire par ailleurs).

La petite station, à l’image des épiceries de quartier ouvertes 7 jours sur 7 jusqu’au bout de la nuit, peut se permettre de gonfler ses prix, la règle en matière de carburants étant la liberté, d’autant que les charges sont lourdes avec un loyer dispendieux, des tarifs de livraison dans Paris intra-muros plus élevés qu’en province et la présence d’un salarié qui délivre l’essence, dans un univers majoritairement automatisé. Le cap de 2 € a-t-il une chance d’être franchi à court terme en Lorraine ? « Non, pas dans l’immédiat, même si cela arrivera un jour, poursuit Franck Ibled, avec un euro faible, des cours du pétrole élevés, une Europe en crise économique et des pays comme la Chine de plus en plus demandeurs et qui tendent le marché ». Le prix du carburant, constitué à 60 % par des taxes fixes, est essentiellement suspendu aux affres de la géopolitique. Une crise, une pénurie, un conflit à un endroit sensible du monde… et les prix peuvent flamber. Ces derniers étant bien plus réactifs à la hausse qu’à la baisse. Des propos à moitié rassurants.

Choc psychologique

D’ores et déjà, Franck Ibled note un changement de comportement chez les consommateurs. « Ils prennent de l’essence pour une somme fixe, 20 € par exemple, et le fait de devoir revenir plus souvent peut les inciter à faire plus attention, à se déplacer différemment. » Cette méthode permet de s’épargner le choc psychologique d’un plein de 50 litres à 84 € quand le sans-plomb 98 est à 1,68, €, soit la moyenne relevée en Lorraine. « Le temps n’est pas éloigné où des gens ne pourront plus se rendre sur leur lieu de travail en fin de mois et se mettront en maladie parce qu’ils n’auront plus assez d’argent pour payer leur essence », alerte Sylvie Mathieu, responsable associative et coordinatrice d’un rapport sur la pauvreté en Lorraine.

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